Le Pays Bas-Normand, société d’Histoire

Le Pays Bas-Normand, association constituée d’après la loi de 1901, a pour but la connaissance de l’histoire du Bocage ornais et de son patrimoine. Le Pays Bas-Normand est implanté autour des villes de Flers, Tinchebray, La Ferté-Macé et Domfront. Il s’intéresse à la vie des campagnes, de Passais à Putanges, de Messei à Carrouges. Elle compte en 2016 plus de 200 adhérents.

Le Pays Bas-Normand

Le Pays Bas-Normand édite une revue qui s’intéresse à toutes les périodes et tous les thèmes : société, économie, politique, comportements, art. C’est une riche documentation sur l’histoire de la Normandie, de l’Orne et du Bocage.

Les numéros récemment parus témoignent de ces intérêts :

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L’histoire de l’association

La naissance

La société a été créée en 1908 par Auguste Lelièvre, négociant en produite chimiques et pilier de la Société industrielle de Flers, président de la Chambre de commerce, homme de culture qui tenait à donner une ouverture intellectuelle et artistique à  une ville et une région qui viennent de connaître la Révolution industrielle, le développement de l’industrie textile et la grande saignée des ouvriers à domicile. Eugène Foucault et Charles Renault, membres du conseil municipal, sont vice-présidents. Renault est secrétaire de la Société de Secours mutuels. Foucault dirige la ville pendant la Première Guerre mondiale, le maire étant mobilisé. Le « secrétaire-archiviste » est Auguste Surville, instituteur, érudit, bibliothécaire de la commune, l’auteur d’une œuvre considérable, le véritable historien du groupe. Le Pays Bas-Normand est officiellement déclaré association en 1913.

De 1913 à 1972

Edouard de Marcère préside la société de 1913 à 1943. Il est le fils d’Emile de Marcère, ministre de l’Intérieur à la fin des années 1870, puis initiateur de la grande loi sur les libertés communales, puis dernier sénateur inamovible de France, ténor du Sénat. Revenons à Edouard de Marcère, ancien haut fonctionnaire et préfet, conseiller général et maire de Messei, préside notre société pendant trente ans, de 1913 à 1943. Sa ténacité, son mécénat permettent de  publier, y compris sous l’occupant, la grande œuvre de Georges Lasseur sur Domfront et le Passais Normand, avec plan du château et dessins de détails.

En 1944, aucun bulletin ne paraît. En 1945, Le Pays Bas-Normand participe à la Renaissance générale sous les présidences du docteur René Leroy, de la Carneille, puis, de 1955 à 1979, de l’archiviste départemental René Jouanne. Les bombardements ont détruit, il faut maintenant savoir protéger. Les secrétaires et leurs adjoints, Gabriel Hubert, un Domfrontais, pharmacien, préhistorien, Jean Grandin, professeur de lettres, Jean Hairie, autre pharmacien, de La Chapelle-d’Andaine, vont sur le terrain, multiplient les articles sur le patrimoine, l’habitat rural, sur les châteaux et les manoirs.

Le tournant de 1973

Le secrétaire, Yves Letortu  prend les rênes. Aidé par la trésorière Jeanne Bréfort, appuyé par René Jouanne et son successeur, le docteur Jean Fournée, il provoque le renouveau de la revue. Le Pays Bas-Normand retrouve la vigueur des quatre bulletins annuels, bien étoffés. Le Pays Bas-Normand mérite la confiance des universitaires de Caen et Rouen. Le Pays Bas-Normand fait rejaillir localement les grandes démarches de l’histoire économique, industrielle, sociale, de l’histoire politique.

Le Pays Bas-Normand atteint un sommet avec la publication des grandes thèses. La terre en révolution, dans le Domfrontais de 1789 à 1830, par Jean-Claude Martin. La seigneurie de Bellême XIème-XIIième siècle, par Gérard. Les problématiques sont d’envergure.

En 1996, Gérard Louise, promu professeur à l’université de Bordeaux, devient président du Pays Bas-Normand ; hélas, il disparaît trop tôt en 2001

Le Pays Bas-Normand est indépendant. La déontologie scientifique lui permet d’étudier les périodes récentes, par exemple la Seconde Guerre mondiale sous tous ses aspects. Gérard Bourdin aborde la question de L’Orne et Vichy (1994). Stéphane Robine présente Quatre années de lutte clandestine : les Résistants du Bocage ornais (2004 et 2005). Sébastien Beuchet présente  Les Réfractaires au STO (2008) et Les Travailleurs volontaires de l’Orne en Allemagne (2013).

Le Pays Bas-Normand joint la nécessité celui de la recherche et la nécessité du contact avec le grand public. Des monographies à base de cartes postales sont publiées : Domfront par Bernard Desgrippes pour, Tinchebray par  Michèle Lavollé, La Ferté-Macé par Michel Louvel, le canton de Flers par Jean-Claude Ruppé.

Composition du conseil d’administration en 2017 :

Gérard Bourdin, président, Gérard Villeroy et Stéphane Robine, vice-présidents ;  Jean-Christophe Ruppé, secrétaire ; Alain Namont, secrétaire-adjoint,  Yves Letortu, trésorier ; membres : Dominique Benoît, Bernard Desgrippes, Maxime Guilmin, Alain Hairie, Étienne Lambert, Serge Lamy, Michel Louvel, Jean-Claude Martin, Jean-Luc Normand, Franck Mauger, Marie Montembault, Colette Roulleaux Dugage, Michel Roullier .