Le Pays Bas-Normand, société d’Histoire

Le Pays Bas-Normand, association 1901, a pour but la connaissance de l’histoire du Bocage ornais et de son patrimoine.     La société s’intéresse aux villes de Flers, Tinchebray, La Ferté-Macé et    Domfront.   Elle se passionne pour les campagnes, de Passais à Putanges, de Messei à   Carrouges.   En 2019 , elle recense plus de 160 adhérents.L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Couverture-LaFerteMace-Musee-Mairie-OK-1-Copie-666x1024.jpg.

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La revue  explore toutes les périodes et tous les thèmes : société, économie, politique, comportements, art. C’est une riche documentation sur l’histoire de la Normandie, de l’Orne et du Bocage.

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Les numéros récemment parus témoignent de ces intérêts :

La Mairie et le Musée Municipal de La Ferté-Macé par Michel Louvel et Jean-Luc Normand,       2019, 18 Euros, 118 pages

70 ans d’histoire du théâtre de Flers (1878-1948) par Viviane Huet -Pouthas. Quel théâtre pour une petite ville industrielle? 2019, 15 Euros

La carte postale,correspondances civiles et militaires. Un exemple: Domfront par Bernard Desgrippes-2018, 15 euros/ »>

« Pain, pénuries, grippe » (Orne 1914-1918)(La terre et les usines au service de la Défense) (2017 et 2018), par Gérard Bourdin 20 euros

Les églises de Tinchebray, par Jean-Luc Normand et Gérard Villeroy (2017) – 20 euros

L’incroyable Eugène Lelouvier (1873-1937), par Bernard Desgrippes (2016) – 19 euros

Le Soldat de l’Orne, par Yann Rondeau et Jean-Christophe Ruppé (2016) – 25 euros

Républicains et chouans (1789-1800), par Thomas Dufay (2015) – 20 euros

Le canton de Passais (1900-1914), par Bernard Desgrippes, accompagné d’une riche présentation de cartes postales (2015) – 15 euros

La Libération du canton de Tinchebray (1944-1945), par Marc-Henri Barrabé, Stéphane Robine, Gérard Villeroy, (2014) – 20 euros

L’Orne et l’arrière (1914-1918), par Gérard Bourdin (2013 et 2014) – 25 euros

Composition du conseil d’administration en 2019 :

Gérard Bourdin, président, Gérard Villeroy et Stéphane Robine, vice-présidents ;  Alain Namont, secrétaire ;  Marc-Henri Barrabé secrétaire-adjointYves Letortu, trésorier ; membres : Dominique Benoît, Bernard Desgrippes, Maxime Guilmin, Alain Hairie, Étienne Lambert, Serge Lamy, Michel Louvel, Jean-Claude Martin, Jean-Luc Normand, Franck Mauger, Marie Montembault, Colette Roulleaux Dugage, Michel Roullier .

L’histoire de l’association

La naissance

La société a été créée en 1908 par Auguste Lelièvre, négociant en produite chimiques, pilier de la Société industrielle de Flers, président de la Chambre de commerce,  qui tenait à donner une ouverture culturelle à  une ville et une région qui venaient de connaître la Révolution industrielle, l

Eugène Foucault et Charles Renault, membres du conseil municipal, sont vice-présidents. Renault est secrétaire de la Société de Secours mutuels. Foucault dirige la ville pendant la Première Guerre mondiale,

Le « secrétaire-archiviste » est Auguste Surville, instituteur, érudit, bibliothécaire de la commune, est le véritable historien du groupe. Le Pays Bas-Normand est officiellement déclaré association en 1913.

De 1913 à 1972

Edouard de Marcère préside la société de 1913 à 1943. Il est le fils d’Emile de Marcère, ministre de l’Intérieur à la fin des années 1870, puis initiateur de la grande loi sur les libertés communales, puis dernier sénateur inamovible de France, ténor du Sénat.

Edouard de Marcère, ancien haut fonctionnaire et préfet, conseiller général et maire de Messei, préside la société  de 1913 à 1943. 

En 1944, aucun bulletin ne paraît. En 1945, Le Pays Bas-Normand participe à la Renaissance générale sous les présidences du docteur René Leroy, de la Carneille, puis, de 1955 à 1979, de l’archiviste départemental René Jouanne.

Les bombardements ont détruit, il faut maintenant savoir protéger. Les secrétaires et leurs adjoints, Gabriel Hubert, un Domfrontais, pharmacien, préhistorien, Jean Grandin, professeur de lettres, Jean Hairie, autre pharmacien, de La Chapelle-d’Andaine, vont sur le terrain, multiplient les articles sur le patrimoine, l’habitat rural, sur les châteaux et les manoirs.

Le tournant de 1973

Le secrétaire, Yves Letortu  prend les rênes. et provoque  le renouveau de la revue. Le Pays Bas-Normand retrouve la vigueur des quatre bulletins annuels.

Le Pays Bas-Normand mérite la confiance des universitaires de Caen et Rouen. Le Pays Bas-Normand fait rejaillir les grandes démarches de l’histoire économique, industrielle, sociale, de l’histoire politique.

Le Pays Bas-Normand atteint un sommet avec la publication des grandes thèses. La terre en révolution, dans le Domfrontais de 1789 à 1830, par Jean-Claude Martin. La seigneurie de Bellême XIème-XIIième siècle, par Gérard. Les problématiques sont d’envergure.

Le Pays Bas-Normand est indépendant. La déontologie scientifique lui permet d’étudier les périodes récentes, Gérard Bourdin aborde la question de L’Orne et Vichy (1994). Stéphane Robine présente Quatre années de lutte clandestine : les Résistants du Bocage ornais (2004 et 2005). Sébastien Beuchet présente  Les Réfractaires au STO (2008) et Les Travailleurs volontaires de l’Orne en Allemagne (2013).

Le Pays Bas-Normand joint la nécessité celui de la recherche et la nécessité du contact avec le grand public. Des monographies à base de cartes postales sont publiées : Domfront par Bernard Desgrippes pour, Tinchebray par  Michèle Lavollé, La Ferté-Macé par Michel Louvel, le canton de Flers par Jean-Claude Ruppé.