La famille Salles à La Ferté-Macé, par Michel Louvel, 2020, 18 Euros

La Ferté – Macé a la chance d’avoir un historien chevronné qui a déjà beaucoup donné .Son dernier travail publié par le pays bas – normand ( numéro 1 / 2 ; 2020 ) confirme le talent de Michel Louvel .Il ressuscite l’extraordinaire aventure industrielle  de la famille Salles .On entre au cœur d’une entreprise : son implantation ; ses techniques et machines ; ses produits ; ses comptes ; ses employés ; ses aléas : fortunes et infortunes .On suit la réussite sociale d’une famille de  » bourgeois conquérants  » , qui investit , qui prospère , qui adopte un genre de vie noble . Acceptant la République mais intimement liée à l’ Eglise catholique .Une enquête remarquable qui se lit comme un roman .Avec en prime une réflexion sur l’industrialisation , réussie grâce à un terreau de capitaines d’industrie issus de l’économie pré industrielle .Et une réflexion sur la désindustrialisation . Sans doute inévitable .Mais grave surtout par ce qu’il n’y a pas eu de relève . Ni de produits ; ni de capitaine d’industrie , comme l’exemple Salles le prouve pour le XIX eme siècle .Lire Michel Louvel éclaire ainsi les problèmes du présent par les exemples du passé (Jean-Luc Normand)

Les églises de Tinchebray, par Jean-Luc Normand et Gérard Villeroy

Quatre édifices: Saint – Rémi ;
Notre – Dame – des – Montiers ;
Saint – Pierre ;
Sainte – Marie .
Les églises offrent un remarquable exemple de plusieurs siècles d’histoire religieuse et artistique , du XI eme au XXeme siècle .Tinchebray représente une situation tout à fait exceptionnelle des églises paroissiales d’origine, en – dehors du centre du bourg .Mais , au – delà de la difficulté , pour les autorités et pour la population , à gérer cette excentricité , l’étude est un parcours à travers les siècles ,les pratiques religieuses ( celles entourant la mort en particulier ) ,les écoles artistiques .
L’amateur d’art sera conquis par un ensemble qui part du roman et s’achève dans les vitraux contemporains ,donne à voir le gothique et un remarquable clocher fortifié ,s’épanouit dans le superbe style  » Louis XV  » de Notre – Dame – des – Montiers ,interroge le XIX eme et le XX eme siécle à Saint – Pierre et à Sainte – Marie .

L’ouvrage enracine les quatre églises dans l’histoire et la vie quotidienne des gens,
Il permettra à chacun d’organiser sa propre visite et de regarde d’une autre façon des sites que l’on croit connu en suivant les commentaires d’auteurs avertis et clairs

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Prix: 20 euros, plus 2 euros pour frais de port

L’incroyable Eugène Lelouvier (1873-1937), par Bernard Desgrippes (2016)

Eugène Lelouvier, un aventurier Normand

Eugène Lelouvier - Le Pays Bas-Normand
Un aventurier normand disciple des héros de Jules Verne.

Domfrontais, Eugène Lelouvier nous entraîne dès son plus jeune âge, dans une impressionnante série d’aventures toutes plus extraordinaires. Sur le brick Emma, à 17 ans, lors d’un naufrage dans la mer des Antilles, il remplace le capitaine inexpérimenté et sauve l’équipage et le bateau.

Sur les pas de Michel Strogoff, il se rend à pied (14 000 km) de Paris à Kharbine (Mandchourie). Le Normand est le premier français à traverser le désert de Gobi.

En 1907, Eugène Lelouvier invente la course automobile Pékin-Paris. L’année suivante, il crée le Tour du monde en automobile, la course la plus folle de tous les temps !

Lelouvier sait tout faire : légionnaire, conférencier, journaliste, pilote, mécanicien, géographe, marin, artiste peintre, chanteur, musicien.

Dans la préface de L’incroyable Eugène Lelouvier (1873-1937), Jean Verne, arrière-petit-fils de Jules Verne, écrit « Voilà un parcours de vie étonnant et passionnant à lire ! Bernard Desgrippes nous livre un travail de recherche sur un homme que la postérité – voire ses contemporains – a totalement oublié alors qu’il pourrait figurer au premier rang de ces aventuriers de l’extrême. La vie telle quelle d’Eugène Lelouvier pendant une trentaine  d’années est foisonnante et à la limite du possible. On est tour à tour fasciné par la vigueur exceptionnelle de cet homme qui enchaîne les rêves et les gageures sans jamais faiblir. On n’oublie pas Eugène Lelouvier après avoir lu le livre de Bernard Desgrippes, cela est certain. »

 

Prix : 19 euros + 2 Euros pour frais de port

Commander L’incroyable Eugène Lelouvier (1873-1937)

Le Soldat de l’Orne, par Yann Rondeau et Jean-Christophe Ruppé (2016)

Prix 25 Euros + 2 Euros pour frais de port

Le soldat de l'OrneA l’heure où la Première Guerre mondiale réinvestit l’espace public avec une force insoupçonnée, le Pays Bas-normand a souhaité mener une étude en trois temps et en trois lieux, dont le parcours militaire de Georges Langlais se veut une illustration de l’unité. Profitant d’un accès large aux sources jusque là confidentielles, Yann Rondeau et Jean-Christophe Ruppé proposent une trilogie d’articles sur :

  • le champ de la statistique : à travers l’exemple des « morts pour la France » du canton bocain de Flers, se dessine une esquisse des versants les plus violents de la guerre, mais aussi de son impact sur la démographie et l’économie d’un territoire modeste, prisonnier ou relais d’un jeu d’échelles allant de la plus modeste localité aux aspects les plus mondiaux du conflit.
  • le champ de la bataille : les combats autour d’Ethe le 22 août 1914 brossent le portrait de ce que fut une unité mi-provinciale mi-parisienne, le 104e RI, dont la confrontation inattendue avec l’armée allemande a fait entrer l’Orne dans le XXe siècle et marquer considérablement sa mémoire collective. Et le dénominateur commun d’une histoire-bataille, d’une histoire sociale, d’une histoire des mentalités.
  • le champ de la commémoration communale : après la guerre, honneur aux victimes. Dans les années 1920, le pays et les villages souhaitent honorer les disparus, le Parlement légifère, les communautés locales unissent leurs économies, les sculpteurs érigent des monuments, pour les vivants ou pour les morts ?